Les problèmes de longues dates du Real Madrid

Par clemgl le octobre 28, 2021
Une fois de plus encore, le Real Madrid a perdu des points à domicile dans un match qui semblait pourtant largement à sa portée. Un match nul qui ne permet pas aux hommes d'Ancelotti de prendre seul la tête du championnat. Manque de créativité face aux blocs bas Depuis maintenant bon nombre de mois (voir […]

Une fois de plus encore, le Real Madrid a perdu des points à domicile dans un match qui semblait pourtant largement à sa portée. Un match nul qui ne permet pas aux hommes d'Ancelotti de prendre seul la tête du championnat.

Manque de créativité face aux blocs bas

Depuis maintenant bon nombre de mois (voir d'années), le Real observe une grande difficulté face aux équipes regroupées dans leurs surfaces. Ce n'est pas un problème unique aux merengue, les autres mastodontes en Europe ont exactement les mêmes soucis face aux blocs bas. A la différence qu'ils ont des joueurs capables de créer du danger par leur créativité et leur collectif bien huilées.
Le Real Madrid a pourtant des joueurs de qualité mais la plupart demande le ballon dans les pieds et cela présente un problème face à ces équipes jouant très bas sur le terrain. Vinícius, aujourd'hui sous la lumière des projecteurs, est le seul joueur qui peut réaliser un exploit individuel. Malheureusement, beaucoup ont l'impression de déjà-vu depuis maintenant 3 saisons.

Florentino Pérez et José Angel Sánchez vont peut-être devoir, dès cet hiver, se tourner vers le mercato. Zinedine Zidane et maintenant Carlo Ancelotti se sont retrouvés avec les mêmes difficultés concernant la qualité de jeu de l'équipe.

Une configuration qui fait défaut à Mendy ?

Hier soir, Ferland Mendy enchaînait avec une 2ème titularisation, au poste de latéral gauche, après son retour de blessure. Un poste qui était occupé, depuis, par Miguel Gutiérrez ou Nacho Fernández.
Face à Barcelone, Carlo Ancelotti et son équipe savaient pertinemment qu'ils n'auraient pas le ballon. Ferland Mendy a alors rempli son rôle de couvrir les chevauchées infernales de Vinícius face à Mingueza et Dest.
Oui mais voilà, aujourd'hui, en Liga, la plupart des équipes se ruent vers leur gardien pour venir "poser le bus". Voir un joueur comme Mendy ne pas prendre son couloir et très limité techniquement conditionne le Real.

Etant latéral à gauche, il se situe dans le couloir où la majorité des offensives du Real se construise. Les rares apparitions du jeune Miguel Gutiérrez dans le onze étaient intéressantes surtout dans un contexte où les hommes d'Ancelotti dominent le match. Sa jeunesse et son inexpérience au très haut niveau lui ont valu quelques difficultés, notamment dans le jeu aérien et dans son interprétation des offensives adverses (il se fait avoir facilement dans son dos).
Toutefois, le jeune canterano du Real a les cartes en mains et peut mettre le français sur la touche. Dôté de qualités qu'un club comme le Real "préfère" à celles de Mendy, il est aussi formé depuis tout petit à la Cantera puis à la Castilla. Il espère un destin autre que ceux de Sergio Reguilon ou encore Fran Garcia qui n'ont pas réussi à s'imposer en équipe première.

Un manque d'intensité criant

Encore une fois face à Osasuna, l'équipe d'Ancelotti n'a pas su mettre de l'intensité dans ce genre de rencontre. On peut observer que le Real a énormément de mal pour sortir le ballon sur des relances courtes. On retrouve également un no man's land entre les milieux et les attaquants, ce qui ne favorise pas les transmissions dans de bonnes conditions.
Le ressenti extérieur donne l'impression que l'équipe de Carlo Ancelotti ressemble plus à une somme d'individualités qu'à un collectif. Ce ressenti n'est pas inconnu au supporters du Real. Depuis la saison 2017-2018, le Real fonctionne par à-coups. Des victoires par-ci des victoires par-là mais il est toujours difficile de décerner une régularité dans les performances et dans le jeu proposé.

Pour être performant et construire un collectif bien huilé avec l'idée de jeu de l'entraîneur en place, il est important de mettre de l'intensité. On l'observe notamment avec les équipes en vogue depuis quelques années, à savoir Liverpool, Manchester City, le Bayern Munich ou encore l'Ajax Amsterdam. Ce sont des équipes différentes avec des profils différents qu'au Real, mais qui mettent toujours de l'intensité et ce dans n'importe quel match.

Vous avez pu le voir juste avant, les équipes citées ne proviennent pas du championnat espagnole et pour cause, la Liga est le championnat en Europe avec le moins de temps de jeu effectif. Un problème qui vient se lier justement à ce manque d'intensité. Les arbitres sifflent plus souvent et ne laissent pas l'avantage sans compter le grand nombre d'équipes qui gagnent du temps en commettant des fautes. Un très bon article qui explique ce fait : Analyse : Un match de football de Pro League dure ... 57 minutes

Une équipe qui ne change pas ses fondamentaux

La venue de Carlo Ancelotti n'a pas (encore) changé les fondamentaux que Zidane avait instauré lors de ses 2 mandats. Julen Lopetegui ou encore Santiago Solari sont passés par là sans avoir eu le temps de changer les caractéristiques tactiques imprimées par le technicien français.
Carlo Ancelotti se retrouve aujourd'hui dans la même situation que le technicien actuel de Séville. Bâtir quelque chose de nouveau et insuffler un vent de fraîcheur sur la capitale espagnole. 2 ont échoué et à Madrid on espère que la donne va changer avec Ancelotti. Son premier passage a été synonyme de beau football notamment avec des joueurs qui n'étaient pas effrayés par porter le cuir avec leurs pieds. On pense notamment aux Marcelo, Isco ou encore James. Aujourd'hui, il n'en reste plus que 2 et ne sont absolument plus au niveau ni dans les plans du coach italien.

Un vent de fraîcheur qui passe par la construction d'un nouveau modèle de jeu et d'un mercato estival prochain cohérent et raccord avec les besoins de l'équipe et la vision du coach.

Et si Carlo Ancelotti ne parvenait pas à reconstruire ?

Une question que beaucoup se sont posés dès son arrivée dans la capitale espagnole. Délogé de son poste de coach à Everton, il n'en fallait pas 2 pour proposer le poste à un coach qui semblait un peu perdu en Angleterre. Entraîneur pourtant le plus expérimenté du circuit, il est arrivé sous beaucoup de louages mais aussi beaucoup d'interrogations. Et si le coach italien ne parvenait pas à reconstruire un Real attrayant ? Une question qui aujourd'hui apparaît alors que l'on est rendu seulement à la fin du mois d'octobre.
C'est pourtant une question légitime au vu du parcours de Carletto depuis son limogeage du Bayern Munich en septembre 2017. Et bis-repetita en 2020, Il prend les commandes du Napoli lors de la saison 2018-2019 avant de se faire limoger la saison suivante.

Une trajectoire descendante qui amène à penser que le choix Ancelotti était une nouvelle fois un choix par défaut et qu'il est arrivé pour remettre "juste" de l'ordre dans la maison blanche. Florentino Pérez ainsi que les autres dirigeants du Real attendent forcément le mercato estival 2022 mais la pression sur les épaules d'Ancelotti va commencer à arriver si les résultats ne vont pas dans le bon sens. Une situation qui pourrait coûter cher au club en cas de limogeage sans compter qu'il faudra trouver un successeur capable de mettre un plan de jeu en place avec les joueurs susceptibles d'arriver l'été prochain.

On est encore loin d'une telle situation même si plusieurs signaux d'alarmes ont été déclenchés depuis peu. Carlo Ancelotti continue de travailler avec les joueurs qu'il a à sa disposition au moins jusqu'à la fin de saison (à moins d'un coup de tonnerre).

Article écrit par clemgl
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